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Opposition : le duel des rois
En un coup d’œil
L’opposition, c’est quand les deux rois se font face avec une case libre entre eux. Le camp qui doit alors jouer son roi doit céder ; un coup de pion permet parfois de l’éviter. Aaron Nimzowitsch connaissait ce terme, mais le jugeait dépassé. Dans « Mon système », il explique autrement le duel des rois. Devant l’échiquier, les deux explications t’aident à faire passer ton roi à côté du roi adverse dans une finale de pions.
En bref
Place deux rois sur la même colonne, avec exactement une case entre eux. Aucun n’a le droit d’aller sur cette case, car deux rois ne peuvent jamais être côte à côte. Le camp qui doit jouer son roi doit aller sur le côté ou reculer ; un coup de pion disponible peut retarder cette obligation. Cette position s’appelle l’opposition ; le camp qui n’a pas le trait a l’opposition.
Dans les finales de pions, cela décide souvent entre la victoire et la nulle. Si le roi qui défend doit céder, le roi attaquant passe à côté de lui et accompagne son pion. Derrière l’opposition se cache donc un zugzwang.
Le terme existait déjà avant Nimzowitsch. Mais dans « Mon système », il le déclare aboli. En substance, il écrit que l’opposition ne juge que d’après des signes extérieurs. Il compare cela à un centre que l’on jugerait seulement d’après le nombre de ses pions.
À la place, il décrit une manœuvre en trois parties. D’abord, le roi se place de face devant son objectif. Ensuite, le roi adverse doit s’écarter, une conséquence du zugzwang. Enfin, ton propre roi passe sur le côté ; pour Nimzowitsch, ce contournement est la forme d’attaque la plus forte.
Commence par la leçon 23. Tu y avances ton roi tôt en finale et tu enlèves de l’espace au roi adverse. C’est la base de tout duel des rois.
Résumé par la rédaction avec ses propres mots. Ce n’est pas une citation.
Le roi ouvre la marche
Pour Nimzowitsch, le roi attaquant se bat pour prendre la tête. Il doit marcher devant son pion, comme un meneur d’allure dans une course cycliste. S’il reste derrière le pion, le défenseur peut souvent tenir la nulle.
Le défenseur et la case de réserve
Chez lui, le défenseur reçoit aussi une règle claire. Son roi est le mieux placé juste devant le pion, sur la case de blocage. S’il doit céder, la case juste derrière est la plus sûre. Nimzowitsch l’appelle la case de blocage de réserve.
Si le roi recule davantage, il laisse trop d’espace à l’adversaire. Le roi attaquant prend alors la tête, et la nulle est en danger.
Le regard d’aujourd’hui
Le mot opposition s’est maintenu malgré la critique de Nimzowitsch. Aujourd’hui, la plupart des joueurs d’échecs l’apprennent comme l’un des premiers termes de finale, souvent avec les cases-clés. Dans les exemples de Nimzowitsch, les deux façons de penser mènent aux mêmes coups.
Son image du roi qui mène peut quand même t’aider. Elle explique pourquoi l’opposition fonctionne : celui qui doit céder perd la case pour laquelle les deux rois se battent.
Où le trouver chez Nimzowitsch
- Mon système : I. Teil, 4.5 Königlicher Frontalangriff gegen einen isolierten Bauern als königliches Ideal texte original pas encore publié
Nimzowitsch déclare l’opposition abolie et la remplace par l’attaque frontale, l’écart et le contournement ; en plus, la case de blocage de réserve du défenseur.
- Mon système : I. Teil, Schema zum Freibauern texte original pas encore publié
Dans le jeu de questions-réponses sur le pion passé, il explique pourquoi l’opposition serait un terme dépassé.